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Livres


  • DANS LE JARDIN DE MON PÈRE Jeanne d'Arc, mystique et théologienne

    En dépit de sa richesse et des débats qui l’animent depuis le XIXe siècle, l’historiographie johannique n’est pas parvenue à cerner réellement le personnage de Jeanne d’Arc. N’est-ce pas, dès lors, le problème du regard de l’historien qui se pose ? L’esprit rationaliste et l’approche matérialiste de l’histoire conviennent-ils vraiment à cette épopée ? Les chercheurs n’ont-ils pas négligé les domaines fondamentaux auxquels renvoie le parcours de la Pucelle, ceux de la théologie et de l’aventure spirituelle ?
    Le charisme de Jeanne et la réaction des hommes de son propre camp à son égard sont en effet inséparables de son univers théo-centré. De même, le procès de Rouen qui la condamna apparaît avant tout comme un procès religieux, indépendamment des arrières-pensées politiques des juges. Enfin, ses paroles, si l’on en saisit la nature, montrent leur appartenance au monde de la mystique tel qu’il se manifeste à travers d’autres figures de la fin du Moyen Âge.
    Jeanne d’Arc n’est donc pas cette personnalité improbable que l’on présente dans ses biographies, inexplicablement sortie de son village pour aller faire sacrer le roi. En elles se conjuguent deux univers distincts que tout semble opposer, celui de la politique et de la guerre et celui de la vie intérieure. Le sens et la portée de l’épopée johannique résident dans cette articulation. L’action de Jeanne sacralise le royaume pris dans le mouvement destructeur du conflit franco-anglais. Elle transforme la nature des événements et substitue à la logique du monde terrestre la prévalence d’un déterminisme spirituel.

    18,00 €
  • DE LA CRAINTE À L'AMOUR

    Le disciple à l’école de saint Benoît est motivé par la soif de vivre (Prol. 15). Or, la Vie véritable se donne par-delà la mort. L’humilité est ce chemin pascal qui, jour après jour, achemine de la mort à la vie, de la crainte à « cet amour de Dieu qui, devenu parfait, bannit la crainte ». Saint Benoît en décrit les étapes concrètes selon un ordre cohérent, comme sur une « échelle ». Les « degrés » qu’il énumère n’indiquent aucune succession chronologique. Ils évoquent des expériences qui, vécues dans la réalité quotidienne, se mêlent, se composent et s’unissent pour libérer l’amour et la vie. L’humilité est une disposition intérieure fondamentale, appelée à s’approfondir sans cesse. Indispensable à la rencontre de Dieu, elle mobilise tout l’être pour l’ouvrir peu à peu à l’accueil de l’Autre par la totale libération de soi.

    12,00 €
  • DE LA VIOLENCE JUIVE

    « Dieu ne saurait désirer la destruction de l’humanité,
    et ne donnera jamais l’ordre de tuer des êtres humains. »
    R. Joseph Albo (1380-1444)
    – (Sefer haïkarim III, 14)

    À une époque où les textes religieux sont de plus en plus instrumentalisés pour justifier toutes sortes de violences jusqu’à légitimer des crimes au nom de Dieu, il me paraît impératif de faire le point sur la question de la violence dans un lien avec le religieux. Ces dernières années on a pu assister particulièrement en Israël à des actes de violences commis au nom de la Torah. Ces actes ont mis en évidence que le peuple juif n’est pas à l’abri d’extrémistes capables d’instrumentaliser le judaïsme à des fins terroristes et criminelles. Aussi, avant de traiter de ce phénomène de la manière la plus objective possible, il nous faut tout d’abord prendre acte que la Torah contient nombre de textes d’une extrême violence. Violence qu’on peut trouver dans toutes les catégories des textes, bibliques ou rabbiniques.
    Par conséquent, de même qu’il serait impensable d’affirmer que les crimes islamistes ne relèvent pas de l'islam, nous ne pouvons prétendre que ceux commis au nom de la Torah n'ont rien à voir avec le judaïsme. Quand bien même nous démontrerons les erreurs grossières que commettent les partisans d’un tel discours, nous contenter d’une argumentation - aussi limpide soit-elle - ne suffit pas à disqualifier le discours opposé de leur prétention à agir au nom des textes. Dans un tel contexte il nous semble bien plus pertinent de tenter de comprendre le mécanisme idéologique que sous-tiennent les partisans d’un tel discours. Montrer ainsi comment à partir de la cohérence même des textes religieux il est possible de contrecarrer leur discours.

    18,00 €
  • DE PRIMATIN À JÉSUS

    Dans son épopée post-édénique, Philippe-Emmanuel raconte comment d’ingénieux primates promus ont secouru de malheureux aristocrates déchus, démunis face aux difficultés de la vie. La rencontre des deux couples engendra l’humanité. De Primatin et Primatine, nous héritons notre obstination à lutter pour vivre. Tandis qu’Adam et Ève nous ont légué une désastreuse inclination au mal, nommée « péché » par la religion.
    Sous des formes variables, ladite religion servit à domestiquer les tribus primitives et à civiliser les populations barbares. Pendant des millénaires, toute organisation sociale reposa sur des schémas explicatifs, normatifs et festifs fournis par le phénomène religieux. Celui-ci favorisa la tyrannie du Bien, prétexte à de nombreux abus.
    De la religion, ce que le monde moderne doit garder et mettre en valeur, c’est sa fonction mystique, qui promeut l’être humain au-delà de ses capacités naturelles. Débarrassée de ses oripeaux mythiques, la foi chrétienne s’épanouira dans le contexte scientifique de notre époque. Parce que — comme la science — elle est fondée sur l’expérience.

    20,00 €
  • DES CLEFS POUR... COMPRENDRE LES APOCRYPHES BIBLIQUES

    Évangile de Judas, de Thomas, protévangiles de Jacques... Ces textes font souvent le « choux gras » des médias et fascinent nos contemporains.
    De nos jours, beaucoup tournent le dos aux églises instituées pour chercher des réponses dans des récits mystérieux, peu connus ou « marginaux.». Cet attrait pour l’ésotérisme et pour la pensée gnostique a créé un véritable engouement pour les textes apocryphes, dont plusieurs sont « réapparus » au cours des dernières décennies.
    Le mot « apocryphe » vient du grec « apocryphon » qui signifie « caché ». C’est ainsi que théologiens et historiens qualifient généralement les textes bibliques « dont l'authenticité n'est pas établie ». Ces écrits n’ont pas été retenus dans le canon biblique.
    La tradition catholique reconnaît 72 livres dans son canon. Le premier correspond au livre de la Genèse et le dernier à celui de l'Apocalypse.
    C’est au cours du concile de Rome en 382 que ce canon des écritures fut définitivement fixé. Cette décision n’eut rien d’arbitraire, un consensus émergeait déjà, à quelques textes près, depuis plusieurs siècles.
    « Canon », est un mot grec qui a pour sens « règle ». Il s’agit d’un instrument qui permet de poser la juste mesure, le discernement.
    Moins connus que ceux du Nouveau Testament, nombreux furent les apocryphes de l’Ancien Testament, composés essentiellement au cours de la période dite « intertestamentaire » .
    Ni la tradition juive, ni la tradition chrétienne, (si ce n’est quelques églises minoritaires et « autocéphales » ) ne les ont reconnus.
    L’objectif de cet ouvrage, en citant les textes le plus représentatifs, est de présenter au lecteur une initiation, une vue d’ensemble du « phénomène apocryphe », à la lumière de la foi catholique, et de clarifier les idées du lecteur désireux de se cultiver sur un sujet sur lequel la majorité de nos contemporains ont une idée floue, souvent fantasmée.

    12,00 €
  • DES CLÉS POUR... LE RETOUR DES SORCIÈRES - Qu'en pensent les chrétiens ?

    Il semble que nous assistions aujourd’hui à une fascination nouvelle pour la figure de la sorcière. De plus en plus de personnalités n’hésitent pas, de manière décomplexée, à se revendiquer comme telles. Dernièrement, 200 personnalités féminines, dont certaines politiciennes, intellectuelles ou actrices de premier plan, ont signé un appel « Sorcières de tous les pays, unissons-nous ! » Environ un million de personnes aux États-Unis aujourd’hui assument pratiquer une forme de sorcellerie. Le phénomène devenant de plus en plus populaire, nombre de groupes se voient dans l’obligation de refuser de nombreux adeptes. Les œuvres cinématographiques, séries télévisées, magazines et documentaires consacrés à la question se diffusent comme jamais auparavant. Pour réaliser l’ampleur du phénomène, il suffit de se rendre sur les réseaux sociaux ou dans les grandes librairies. Un ouvrage à grand succès, de Mona Chollet, La puissance invaincues des femmes, va jusqu’à annoncer, avec enthousiasme, que les sorcières sont de retour, et seraient, plus que jamais, parmi nous. ( Il sera régulièrement fait allusion à cette publication au cours de cet ouvrage) La quasi-totalité des travaux publiés à ce jour sont militants : ils oscillent entre la diabolisation de la figure de la sorcière ou, au contraire, la volonté de faire de celle-ci La figure victime, une icône christique, symbole de toutes les oppressions ou injustices de l’Histoire. Dans cet ouvrage, la figure de la sorcière sera, par simplification, abordée sous trois figures archétypales: celles que l’on peut qualifier de rationalistes (souvent proche des milieux féministes), les sorcières « diaboliques », et les sorcières que l’on peut qualifier de « naturalistes ». Les trois figures existent, et nombre de personnes s’auto-définissent elles mêmes sous ces appellations. Ce monde des sorcières est multiforme. L’originalité de cet ouvrage réside dans la volonté de donner des clefs d’analyse, de proposer une vue non militante, la plus objective possible, qui dépasse les clivages idéologiques en croisant et confrontant délibérément plusieurs regards, mêmes les plus contradictoires, sur un sujet qui fascine nombre de nos contemporains, pour le meilleur et pour le pire.

    14,00 €
  • DES LIVRES PAR QUATRE CHEMINS

    Il existe peu de livre traitant du métier d'éditeur, de l'émergence d'une maison d'édition dont l'accomplissement résulte du travail acharné et des capacités d'une petite équipe motivée.
    Dans ces pages, l'auteur s'est attaché à retracer vingt ans d'une trajectoire particulière, où la mémoire de Jean-Louis Giard, à l'origine de la création de la maison Cheminements, et de celle de tous les protagonistes de l'aventure, vont nous conduire des Alpes-de-Haute-Provence à l’Anjou en passant par la plupart des régions de France. L'on y verra comment se sont s'épanouit leur goût naturel pour le livre, leur talent respectif.
    Cette biographie est le témoignage de plusieurs vies, de mille expériences vécues, de rencontres mémorables et de professions de foi.
    Nous apprendrons comment se choisissent, se préparent, se fabriquent et se vendent les livres dans les structures artisanales que furent les éditions Terradou, de Haute-Provence, de Provence et Cheminements depuis 1992.
    Dans ce monde beaucoup moins codifié que celui des éditeurs parisiens, quand la confrontation à la logique de profit et de compétition ambiante est devenue plus âpre, l’astuce de chacun a due rivaliser de prouesses pour maintenir le cap. Si certains lecteurs y dénichent des « trucs » utiles : tant mieux.
    Se défendant d’avoir vécu sa première décade d’éditeur comme une aventure marquée par le romantisme ou la défense d’une idée a priori, Cheminements apporte l’exemple d’un long apprivoisement et de minutieux ajustements qu’une succession logique d’étapes formatrices et de rencontres bénéfiques, portées c’est certain par l’insatiable curiosité de son directeur, par son attitude emprunte de lucidité, a rendu originale dans le paysage de l’édition en France. Ne substituant jamais la rivalité à la concurrence, qu’elle exerce à sa manière, Cheminements n’appelle pas destin ce qui lui paraît seulement l’effet des petites et grandes manœuvres qui sont le lot de la vie de toute entreprise et continue de regarder vers un but au-delà des mondanités, un phare qu’elle sait toujours plus inaccessible, une espérance en perpétuel renouvellement.

    Jean Guitton a écrit :
    "Être dans le vent est une ambition de feuille morte"
    La maison Cheminements en a fait sa devise

    24,00 €