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  • DANS LA PEAU D'UN GAULOIS

    On nous dit, à chaque instant, que les Français vivent une crise identitaire due à la mondialisation et au surgissement, sur leur territoire national, d’une minorité islamique très active qui secoue à la fois le modèle républicain et les racines chrétiennes du pays. Il y a seulement quelque temps, avant les attentats du mois de janvier, ce constat était considéré comme stigmatisant pour la minorité en question. Toute référence à une identité française était même considérée d’emblée comme une thématique d‘extrême droite. L’auteur, 66 ans, ancien journaliste politique à OuestFrance s’efforce, dans cet essai, de pénétrer dans les méandres d’une identité française particulière (la sienne), avec ses strates régionales, et la confronte aux débats qui l’agitent face à notre histoire (colonisation, esclavage etc). Il tente de comprendre le malaise qui l’habite notamment autour de notre relation compliquée à l’islam. La question, toujours posée mais jamais résolue est la suivante : qu’est-ce que la France ? Un territoire de valeurs abstraites et universelles qui se pense uniquement sur le socle des droits de l’homme. Quelque chose de plus charnel ancré dans une histoire et une géographie ? Une lente construction qui commence bien avant la Révolution ? Ou les deux à la fois ? Rien n’est simple dans cette affaire. Vous êtes facilement rejeté dans l’enfer du conservatisme – voire plus – dès lors que vous refusez l’affrontement idéologique, camp contre camp. Dans cette promenade à travers l’identité particulière d’un Normand (une promenade et non une démonstration) l’auteur propose une vérité subtile qui refuse à la fois repentance et stigmatisation et met en garde dune lecture du passé avec les représentations d’aujourd’hui.

    18,00 €
  • DE LA CRAINTE À L'AMOUR

    Le disciple à l’école de saint Benoît est motivé par la soif de vivre (Prol. 15). Or, la Vie véritable se donne par-delà la mort. L’humilité est ce chemin pascal qui, jour après jour, achemine de la mort à la vie, de la crainte à « cet amour de Dieu qui, devenu parfait, bannit la crainte ». Saint Benoît en décrit les étapes concrètes selon un ordre cohérent, comme sur une « échelle ». Les « degrés » qu’il énumère n’indiquent aucune succession chronologique. Ils évoquent des expériences qui, vécues dans la réalité quotidienne, se mêlent, se composent et s’unissent pour libérer l’amour et la vie. L’humilité est une disposition intérieure fondamentale, appelée à s’approfondir sans cesse. Indispensable à la rencontre de Dieu, elle mobilise tout l’être pour l’ouvrir peu à peu à l’accueil de l’Autre par la totale libération de soi.

    12,00 €
  • DE LA VIOLENCE JUIVE

    « Dieu ne saurait désirer la destruction de l’humanité,
    et ne donnera jamais l’ordre de tuer des êtres humains. »
    R. Joseph Albo (1380-1444)
    – (Sefer haïkarim III, 14)

    À une époque où les textes religieux sont de plus en plus instrumentalisés pour justifier toutes sortes de violences jusqu’à légitimer des crimes au nom de Dieu, il me paraît impératif de faire le point sur la question de la violence dans un lien avec le religieux. Ces dernières années on a pu assister particulièrement en Israël à des actes de violences commis au nom de la Torah. Ces actes ont mis en évidence que le peuple juif n’est pas à l’abri d’extrémistes capables d’instrumentaliser le judaïsme à des fins terroristes et criminelles. Aussi, avant de traiter de ce phénomène de la manière la plus objective possible, il nous faut tout d’abord prendre acte que la Torah contient nombre de textes d’une extrême violence. Violence qu’on peut trouver dans toutes les catégories des textes, bibliques ou rabbiniques.
    Par conséquent, de même qu’il serait impensable d’affirmer que les crimes islamistes ne relèvent pas de l'islam, nous ne pouvons prétendre que ceux commis au nom de la Torah n'ont rien à voir avec le judaïsme. Quand bien même nous démontrerons les erreurs grossières que commettent les partisans d’un tel discours, nous contenter d’une argumentation - aussi limpide soit-elle - ne suffit pas à disqualifier le discours opposé de leur prétention à agir au nom des textes. Dans un tel contexte il nous semble bien plus pertinent de tenter de comprendre le mécanisme idéologique que sous-tiennent les partisans d’un tel discours. Montrer ainsi comment à partir de la cohérence même des textes religieux il est possible de contrecarrer leur discours.

    18,00 €
  • DE PRIMATIN À JÉSUS

    Dans son épopée post-édénique, Philippe-Emmanuel raconte comment d’ingénieux primates promus ont secouru de malheureux aristocrates déchus, démunis face aux difficultés de la vie. La rencontre des deux couples engendra l’humanité. De Primatin et Primatine, nous héritons notre obstination à lutter pour vivre. Tandis qu’Adam et Ève nous ont légué une désastreuse inclination au mal, nommée « péché » par la religion.
    Sous des formes variables, ladite religion servit à domestiquer les tribus primitives et à civiliser les populations barbares. Pendant des millénaires, toute organisation sociale reposa sur des schémas explicatifs, normatifs et festifs fournis par le phénomène religieux. Celui-ci favorisa la tyrannie du Bien, prétexte à de nombreux abus.
    De la religion, ce que le monde moderne doit garder et mettre en valeur, c’est sa fonction mystique, qui promeut l’être humain au-delà de ses capacités naturelles. Débarrassée de ses oripeaux mythiques, la foi chrétienne s’épanouira dans le contexte scientifique de notre époque. Parce que — comme la science — elle est fondée sur l’expérience.

    20,00 €
  • DES LIVRES PAR QUATRE CHEMINS

    Il existe peu de livre traitant du métier d'éditeur, de l'émergence d'une maison d'édition dont l'accomplissement résulte du travail acharné et des capacités d'une petite équipe motivée.
    Dans ces pages, l'auteur s'est attaché à retracer vingt ans d'une trajectoire particulière, où la mémoire de Jean-Louis Giard, à l'origine de la création de la maison Cheminements, et de celle de tous les protagonistes de l'aventure, vont nous conduire des Alpes-de-Haute-Provence à l’Anjou en passant par la plupart des régions de France. L'on y verra comment se sont s'épanouit leur goût naturel pour le livre, leur talent respectif.
    Cette biographie est le témoignage de plusieurs vies, de mille expériences vécues, de rencontres mémorables et de professions de foi.
    Nous apprendrons comment se choisissent, se préparent, se fabriquent et se vendent les livres dans les structures artisanales que furent les éditions Terradou, de Haute-Provence, de Provence et Cheminements depuis 1992.
    Dans ce monde beaucoup moins codifié que celui des éditeurs parisiens, quand la confrontation à la logique de profit et de compétition ambiante est devenue plus âpre, l’astuce de chacun a due rivaliser de prouesses pour maintenir le cap. Si certains lecteurs y dénichent des « trucs » utiles : tant mieux.
    Se défendant d’avoir vécu sa première décade d’éditeur comme une aventure marquée par le romantisme ou la défense d’une idée a priori, Cheminements apporte l’exemple d’un long apprivoisement et de minutieux ajustements qu’une succession logique d’étapes formatrices et de rencontres bénéfiques, portées c’est certain par l’insatiable curiosité de son directeur, par son attitude emprunte de lucidité, a rendu originale dans le paysage de l’édition en France. Ne substituant jamais la rivalité à la concurrence, qu’elle exerce à sa manière, Cheminements n’appelle pas destin ce qui lui paraît seulement l’effet des petites et grandes manœuvres qui sont le lot de la vie de toute entreprise et continue de regarder vers un but au-delà des mondanités, un phare qu’elle sait toujours plus inaccessible, une espérance en perpétuel renouvellement.

    Jean Guitton a écrit :
    "Être dans le vent est une ambition de feuille morte"
    La maison Cheminements en a fait sa devise

    24,00 €
  • DEUX PETITS PAS SUR LE SABLE MOUILLE

    l’histoire commence sur une plage, quand Anne-Dauphine remarque que sa petite fille marche d’un pas un peu hésitant, son pied pointant vers l’extérieur. Après une série d’examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d’une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Alors l’auteur fait une promesse à sa fille: « Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres petites filles, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d’amour. » Ce livre raconte l’histoire de cette promesse et la beauté de cet amour. Tout ce qu’un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner. Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie.
    Entretien avec l’auteur Anne-Dauphine Julliand, journaliste à Paris
    Pourquoi avoir écrit ce livre?
    Au départ, je ne pensais pas publier un livre. J’ai voulu écrire l’histoire de Thaïs uniquement pour moi, pour mon mari et pour nos enfants. Les choses ont changé quand j’ai fait lire le texte d’abord à un entourage proche puis à un cercle plus large. Les retours étaient unanimes : cette histoire avait changé le regard de chacun sur la maladie, la mort et la vie. Tous m’ont dit qu’à travers ces pages, Thaïs pouvait encore faire beaucoup de bien autour d’elle. Ça m’a convaincue.
    Le livre se présente comme un journal. L’avezvous écrit tout au long de la maladie de Thaïs?
    Non, j’ai commencé à écrire juste avant la mort de ma fille et fini bien après. Mais l’utilisation du présent et la forme du journal se sont tout de suite imposées. J’ai voulu raconter notre vie avec Thaïs telle que nous l’avions vécue: pas à pas, jour après jour, sans trop chercher à deviner ce que l’avenir nous réserve. La force de notre famille, c’est d’avoir accueilli simplement chaque jour comme il venait, avec son lot de difficultés et de bonheur.
    Quel message voulez-vous faire passer?
    Je veux juste proposer une vision un peu différente de la vie. Oui, ce livre parle de la maladie et même de la mort, mais je le conçois comme un hymne à la vie et à l’amour. En apprenant la maladie de ma fille, certaines personnes ont pensé que mon quotidien devait être un cauchemar. Ils verront là que je n’ai pas vécu les événements de cette manière. Mes années avec Thaïs m’ont prouvé que l’on peut choisir d’être heureux et d’aimer, malgré les épreuves. Oui, on peut aimer la vie, et l’aimer même si…

    20,00 €
  • DIEU NE JOUE PAS AUX DÉS

    Albert Einstein et Pierre Teilhard de Chardin ne se sont jamais rencontrés, même par hasard. Dommage, car il aurait été passionnant de les entendre parler de Dieu... Cet essai ne cherche pas à imaginer une telle rencontre ; il aborde la question de Dieu en prenant ces deux penseurs et savants du XXe siècle pour compagnons, pour inspirateurs. Le théologien peut en effet tirer leçon des sujets auxquels ils ont réfléchi, autant que des postures intellectuelles et spirituelles qui ont été les leurs. La question du hasard (Dieu jouetil aux dés ?) sert de fil conducteur à cette réflexion qui traite aussi du rôle de la théologie et de la place de la mystique, de l’attitude humaine face au réel et du défi de la mort. À l’école de ces deux hommes libres, cet essai ne prétend pas répondre définitivement aux sempiternelles questions : où est Dieu ? qui est Dieu ?, mais offrir et partager le témoignage d’un théologien qui doit tant à ceux qui ont consacré leur vie à la science et osé parler de Dieu.

    14,00 €
  • DINANT L'AUTRE CITADELLE

    Perchée sur la colline de Bethléem, pendant une centaine d’années une communauté de moniales dominicaines veillait dans la prière et la contemplation en face de l’imposante citadelle qui surplombe la Meuse à Dinant. Malgré la clôture stricte qu’elles observaient, leur présence s’est fait sentir bien au-delà des frontières de la province de Namur. Ce récit autobiographique, extrait de leurs archives, richement illustré par des photographies d’époque, trace l’évolution de la vie monastique à Dinant au cours du XX e siècle ainsi que de leurs nombreuses fondations aux quatre coins du monde. Tout en vivant très pauvrement, face à différents défis les sœurs réussirent à collecter des fonds importants pour envoyer des fondatrices en Afrique et en Asie.
    Bien que la dernière moniale de Dinant soit entrée dans son repos éternel il y a quelque temps déjà, la descendance de la communauté de Bethléem est florissante, attirant de jeunes vocations au Congo, au Rwanda et au Japon.
    Les vieux bâtiments néogothiques situés au charreau des Capucins revivent aujourd’hui sous une autre forme, accueillant les visiteurs du musée Leffe et les clients de l’Hôtel Restaurant La Merveilleuse, où le caractère monastique des lieux est préservé.

    17,00 €