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  • COMMENT NOTRE RELIGION EST DEVENU LAÏQUE

    Depuis quarante ans la laïcité a occupé une place importante dans les préoccupations de nos gouvernants, quelle que soit leur appartenance partisane. En particulier pour ce qui a trait aux vêtements, aux signes, aux lieux de réunion et même aux prédications dans les lieux de culte.
    Compte tenu des évolutions démographiques en Europe, devant l’arrivée importante de croyants musulmans dans nos villes, des chrétiens « de souche » s’élèvent pour demander une réaffirmation des lois laïques, en particulier de la loi de 1905 déclarant la séparation des Églises et de l’État. Or, nous le savons : si le mot « laïque » devient courant vers 1880, la question des relations entre le pouvoir politique et les « ministres des cultes » est permanente depuis 25 siècles. Notre loi n’est qu’une conséquence de cette histoire de la chrétienté ! C’est ce que nous voulons évoquer ici. Accueillir les croyances des autres dans sa patrie, surtout lorsque l’on imagine des concurrences idéologiques, est ressenti comme une faiblesse politique. Cette rencontre génère une peur culturelle, une menace qui empêche la solidarité et le respect de la différence entre citoyens.
    Ayant eu maintes fois à m’exprimer sur la nécessité du dialogue entre les patrimoines culturels et religieux, je propose ici une brève lecture de notre histoire, faisant apparaître sa dramatique spirituelle. La loi de 1905 fut un rempart élevé devant les agressivités d’un moment, mais la loi ne suffit pas pour fonder une fraternité nationale et internationale.

    10,00 €
  • COMMENTAIRES DE LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT

    Quelques commentaires modernes et surtout des références assez nombreuses dans les pages consacrées à la Règle de saint Benoît, dans la Patrologie de Migne renvoient à un certain moine du IXe siècle nommé Hildemar, dont on sait fort peu de choses, et dont il était difficile de consulter le texte. Une seule édition « moderne », datant du XIXe siècle, étant disponible dans de rares bibliothèques Mais aucune traduction dans une langue moderne. Il valait la peine de se lancer dans la traduction d’un texte important pour l’histoire du monachisme bénédictin. Hildemar a été moine de la célèbre abbaye de Corbie, peut-être en a-t-il été l’abbé. Il y était en tout cas suffisamment connu pour qu’un archevêque de Milan fasse appel à lui pour réformer les monastères de son diocèse. D’autres monastères, du diocèse de Brescia, suffragant de Milan, reçoivent également l’aide d’Hildemar. C’est sans doute l’enseignement donné par Hildemar, en particulier au monastère de Civate, que reflète ce commentaire. Certaines recherches ont clairement montré que le texte dont nous disposons est constitué des notes prises par plusieurs auditeurs, sans doute des moines, et peut- être reprises par Hildemar lui-même. D’ailleurs, il existe trois versions de ce « commentaire » sous des noms différents, Hildemar, Paul Warnefrid diacre, et Basile, ces trois versions reflétant la diversité des auditeurs du véritable auteur, Hildemar lui-même. Légèrement postérieur au commentaire de la Règle, le plus ancien connu, écrit par Smaragde, celui d’Hildemar présente un intérêt majeur. Il est d’abord hautement intéressant d’assister pour ainsi dire au Chapitre d’un Abbé du 9ème siècle, en cette période de grande réforme de la vie bénédictine dans l’Occident carolingien : le style parlé du texte, avec ses redites, ses explications, ses digressions aussi, sa naïveté parfois, donne le sentiment d’entendre ce moine. Et pour des moines ou moniales du 21 ème siècle la surprise pourrait être grande de s’apercevoir que ce commentaire garde sa pertinence aujourd’hui, comme la Règle elle-même. On sent la grand expérience humaine et monastique d’Hildemar, la finesse de son intelligence, de son intuition, de sa psychologie. A d’autres égards, le texte d’Hildemar, déroute quelque peu en manifestant l’existence d’usages qui ne sont plus de notre temps : le commentaire se transforme parfois en « coutumier » et se double alors d’un intérêt historique, voire anthropologique, même si Hildemar s’attarde en des explications qui semblent sortir de son sujet. Il est évident que sa culture est immense, et il ne manque pas de donner à ses auditeurs-moines un enseignement qui n’est pas que monastique. Lui- même a fréquenté tous les « grammairiens » antiques, à côté des Augustin, Grégoire le grand, Cassien, Cassiodore, Isidore de Séville, Bède le Vénérable qu’il cite abondamment et nourrissent sa réflexion. Le texte lui-même n’a aucun caractère littéraire, et n’est pas une œuvre composée dans le souci de plaire à des esthètes, mais chaque verset de la Règle de saint Benoît est analysé, expliqué avec un soin extrême, pour des moines réels qui veulent vivre de l’esprit du Père des moines

    48,90 €
  • COMPRENDRE JOHN HENRY NEWMAN

    John Henry Newman (1801-1890) est l’un des grands penseurs chrétiens des temps modernes dont la pensée reste encore d’une étonnante fécondité.
    Il est reconnu aussi comme l’un des grands auteurs de langue anglaise du XIXe siècle, et l’un des grands écrivains satiriques de tous les temps. Il a publié luimême une quarantaine de livres, et une quinzaine d’autres volumes ont été publiés depuis sa mort. La totalité de ses écrits, y compris ses 32 volumes de correspondance, est disponible en anglais sur Internet ; ses vastes archives, en cours de numérisation, le seront bientôt aussi. Il a été profondément engagé dans presque tous les grands débats intellectuels de son temps au point que, selon Benoît XVI, « en lui pensée et vie se compénètrent et se déterminent mutuellement ».
    Mais Newman est aussi simultanément un homme d’action, un pasteur et un homme de prière.
    Il a été, parmi d’autres initiatives, le chef de file d’un vaste mouvement de renouveau de l’Église anglicane (le « Mouvement d’Oxford »), le fondateur de l’Université catholique d’Irlande à Dublin, et le fondateur de l’Oratoire de Saint Philippe Neri en Angleterre. Pendant presque toute sa vie adulte il a été curé de paroisse ou responsable de communauté, et un guide spirituel pour des milliers de personnes. Sa vie spirituelle a été riche et profonde. Dans ses sermons et ses lettres, il nous a laissé un enseignement spirituel abondant qui, fondé sur une psychologie pénétrante, réaliste et souvent décapante, fait de lui l’un des grands maîtres spirituels des temps modernes.
    Selon Paul VI, « l’homme moderne écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, et s’il écoute les maîtres c’est parce qu’ils sont des témoins ». Si Newman est pour nous un maître, c’est parce qu’il est d’abord témoin : témoin de la mystérieuse présence de Dieu en lui.
    Newman a été fait cardinal par le pape Léon XIII en 1879, et béatifi é par Benoît XVI en 2010. Sa canonisation sera certainement suivie de sa déclaration comme Docteur de l’Église, conformément au voeu de tous les papes depuis soixante dix ans.

    22,00 €
  • COMPRENDRE MAURICE ZUNDEL

    « Un génie mystique ». Ainsi parlait le Pape Paul VI de celui qui prêcha, à sa demande, sa retraite au Vatican en 1972. Maurice Zundel, ce prêtre suisse né en 1897, vit depuis sa mort en 1975, un succès grandissant. Cela s’explique par l’aspect prophétique de cet étonnant mystique qui, dès le début de ses prédications, a placé l’homme au centre et au coeur de sa spiritualité. Transcendant les frontières humaines et religieuses, celui qui fut, entre autres, le confesseur de l’abbé Pierre, rejoint chacun d’entre nous, au travers de ses homélies (éditées), de ses livres (une vingtaine), et ses conférences (retranscrites). Si Maurice Zundel connaît aujourd’hui un retentissement aussi remarquable qui se répand bien au-delà du monde chrétien, c’est parce qu’il touche justement à l’universel. À côté d’une Fondation en Suisse qui lui est dédiée, des groupes d’échange sur Maurice Zundel essaiment de partout, en France, en Belgique et au Canada. De nombreux livres ont été écrits sur l’homme et sa pensée. Ce premier audio livre sur Maurice Zundel, intitulé Comprendre Maurice Zundel, nous fait entrer dans l’univers de ce prêtre d’exception au travers de ses citations et d’extraits de ses livres ; de témoignages de personnes célèbres ou non qui l’admirent ; de longues interviews de personnalités du monde religieux et laïc qui se sont engagés à le faire connaître.

    22,00 €
  • COMPRENDRE RENE GIRARD

    Penseur étonnamment riche et complexe, René Girard apporte avec les outils qui sont les siens (l’anthropologie, la psychosociologie, la sémiologie, l’étude des mythes) une réponse originale aux questions disputées de l’origine du mal, de la religion et de la culture.
    La réponse de René Girard peut se représenter sous la forme d’une fusée à trois étages.
    Le premier étage, de facture anthropologique et psychologique, est une théorie du désir humain. Cette théorie a reçu de nombreuses applications dans les domaines de l’étude des passions humaines, du gouvernement des hommes, du management, de la publicité, etc.
    Le deuxième étage, davantage historique et sociologique, est une théorie de la religion. La religion apparaît comme le moyen inventé par les hommes pour réguler la violence potentielle de leurs relations mutuelles, violence risquant toujours un dérapage vers les extrêmes. Cette régulation culturelle est fondée sur le mécanisme sacrificiel du bouc émissaire.
    Le troisième étage concerne le christianisme et sa singularité. Avec l’avènement du christianisme, la régulation culturelle de la violence subit en effet une profonde mutation. En même temps qu’il dévoile le caractère mensonger du mécanisme sacrificiel, le christianisme met en place un autre type de régulation, fondé sur l’amour désintéressé (agapè) du prochain et mieux à même d’initier un processus de « bonne réciprocité » entre les personnes.
    En s’essayant à une transcription systémique de la théorie girardienne, l’auteur de cet audiocours s’efforce d’en montrer l’extrême généralité et la grande pertinence dans un grand nombre de domaines : pédagogie, éducation, relations familiales, sociale, politiques et internationales, stratégies militaires, commerciales, économiques, etc.

    20,00 €
  • COMPRENDRE TEILHARD DE CHARDIN


    Cinquante après sa mort survenue en 1955, la pensée du Père Teilhard de Chardin s’avère plus actuelle que jamais. Ce religieux jésuite, scientifique mondialement reconnu pour ses travaux en paléontologie humaine, fut aussi un immense penseur, un grand spirituel et un homme de prière. Il fut un des premiers à concevoir l’Évolution comme un immense processus cosmique de montée en complexité, se déroulant depuis le bigbang à travers la matière, la vie, puis l’humanité pensante, pour converger vers une conscience commune dans laquelle il reconnaissait la figure du Christ Universel de sa foi chrétienne. Il voua ainsi sa vie à établir un pont entre la science et la religion, au bénéfice des deux. Incompris de son vivant par son Église qui lui interdit de publier son oeuvre philosophique et religieuse, ce n’est qu’après sa mort que celle-ci fut enfin connue. Passant du soupçon à la reconnaissance de l’homme puis à la réception de l’oeuvre, l’Église reconnaît aujourd’hui la valeur de cette pensée prophétique et Benoît XVI lui- même n’hésite pas à y faire référence. Le présent audiolivre est l’abrégé d’un cours semestriel donné par l’auteur depuis cinq ans au Collège des Bernardins.

    22,00 €
  • COMPRENDRE VATICAN II


    Mgr Gérard Defois, une fois diplômé de l'École pratique des hautes études, docteur en théologie de l'institut catholique de Paris, diplômé de l’Institut supérieur de pastorale catéchétique, ordonné prêtre en 1956 pour le diocèse d'Angers et après plusieurs postes dans l'enseignement catholique de 1965 à 1976, est nommé secrétaire général adjoint puis secrétaire général de la Conférence des évêques de france avant de devenir maître de conférences à l'Institut catholique de Paris en 1984 puis recteur de l'université catholique de Lyon de 1984 à 1990.
    Consacré en 1990 par le cardinal Albert Decoutray, il devient archevêque titulaire le 21 décembre de la même année. En 1995, il reçoit la charge du diocèse de Reims où il accueillera le pape Jean-Paul II à l'occasion du XVe centenaire du baptême de Clovis. Au sein de la Conférence des évêques de france, il préside la Commission de la catéchèse et du catéchuménat et il est membre de la Commission des mouvements apostoliques et des associations de fidèles ainsi que du Comité de la mission en monde ouvrier.
    En 2008, il est élu président pour un mandat de trois ans de Justice et Paix Europe. Lors de sa prise de fonction, il déclare: « Comme chrétiens, il nous revient de prendre le parti de l'espoir et de la dignité de l'homme; il nous revient d'être des provocateurs à l'Espérance ».
    En 2001, il réagit suite aux vagues de licenciements qui se succèdent depuis quelques années dans le Nord, que ce soit par le groupe danone, par Levi's ou Selnor. Il s'inquiète de voir les intérêts financiers prendre le dessus par rapport aux drames individuels que vivent les personnes. Avant les élections législatives de 1997, il rappelle que la politique est l'affaire de tous: « dieu a confié la terre à toute l’humanité. Il nous charge de l’humaniser ». Monseigneur defois est l’auteur de plusieurs ouvrages.
    Gérard defois est archevêque émérite du diocèse de Lille depuis 2008, et auteur de nombreux livres. Cette année l'Église célèbre de multiples façons le cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II. Le général de Gaulle y voyait l'événement du siècle, il marquait en effet une ouverture de l'Église à l'histoire de ce temps.
    Nous en présentons les bénéfices, en évoquons quelques limites et, nous rappelons les contestations avec leurs excès; cela fait partie des évolutions des moeurs et des habitudes de nos opinions publiques. un tel bilan est-il possible dès maintenant?
    Il m'arrive de dire que les « pour » et les « contre » ont un point commun, ni les uns ni les autres n'ont lu les textes eux-mêmes. Et je pense que nous n'avons que reçu qu'environ 20 % des messages de ce Concile. Les a priori des uns et des autres relèvent d'une conception profane de l'Église, d'avant le Concile, plus administrative ou bureaucratique que spirituelle. Le Pape l'a d'ailleurs évoqué devant des laïcs allemands durant son récent voyage. Les grands documents conciliaires sont à redécouvrir. Aussi nous prenons le temps de lire ensemble huit textes essentiels tirés des constitutions ou décrets importants. En signalant l'état du monde en 1960, en approfondissant leur portée théologique et spirituelle nous dialoguons sur l'actualité de ces messages. Il ne s'agit pas de grandes conférences magistrales, qui se font ailleurs, mais d'un itinéraire commun en étudiant les textes eux-mêmes, alors ramenés à des citations de vingt lignes choisies pour leur impact sur la vie de nos communautés.
    En effet le Concile trouve ses lignes de force d'abord dans la Constitution sur l'Église, puis sur la mise en valeur de la Parole de dieu, en découlent alors ce qui sera dit sur la liturgie, les laïcs et leurs pasteurs, les églises locales et la collégialité, les missions dans le monde, la liberté religieuse, l'oecuménisme, l'Église dans le monde de ce temps.
    Changer de regard sur l'Église et sur le monde, évangéliser nos solidarités ecclésiales, cela ne peut se faire qu'en retournant à la source de la Parole de Dieu, de la tradition vivante de la foi. C'est en terme de responsabilité humaine qu'il nous faut nous unir pour être dans ce monde le corps du Christ. Tel est l'appel reçu en 1965 à l'issue du Concile. En le faisant à nouveau parler en nous et parmi nous, nous retrouvons le langage de l'espérance pour l'Église du XXIe siècle.

    20,00 €
  • CONFESSIONS D'UNE GRENOUILLE DE BÉNITIER

    Ceci est le petit livre d’une célébration eucharistique ! La grenouille de bénitier, on l’a compris, c’est la rédactrice elle-même. Lassée par le côté routinier, répétitif, tristounet et mal chanté de la messe, à laquelle elle assiste fidèlement, c’est librement, avec de l’humour et parfois un peu de mauvaise humeur, qu’elle cherche à redonner du sens à chaque mot de la liturgie, prononcé soit en assemblée soit par le célébrant, chaque parole de l’Évangile, chaque geste comme le signe de Croix, ou même celui de la quête, dont la portée est bien davantage que matérielle ! Des questions se posent au fil de la lecture : sur la foi, L’Eucharistie, le lien avec les autres, avec le pauvre qui tend la main, Satan, la Trinité le mal dans le monde, les questions sociétales et bien d’autres sujets. La grenouille râle, se met en question, elle est parfois drôle, gourmande, fragile… Et du coup la messe prend vie, la foi devient confiance, la doctrine perd son côté rigide, demeure l’esprit d’enfance… et d’espérance.

    17,00 €